Décorateurs et designers peuvent-ils collaborer avec les artistes-peintres ?
La question n’est pas tant de se demander si l’art, en l’occurrence la peinture, et la décoration sont compatibles. Car indubitablement, ils le sont !
Mais il s’agit plutôt de se demander, allons donc droit au but : pourquoi les décorateurs d’intérieur ne font-ils pas appel plus souvent, ou ne veulent pas mettre en avant les artistes peintres quand ils conseillent leurs clients ?
C’est l’épineuse question que soulève Louise Falstrault, elle-même artiste-peintre québécoise, dans une lettre qu’elle a faite parvenir à plusieurs magazines (papiers et télévisés) et journaux francophones de renom au Canada.
Je publie ci-dessous l’intégralité de cette lettre, étant donné que je partage ouvertement son combat, celui de faire connaître les artistes contemporains et de les impliquer dans le monde de la décoration et du design d’intérieur.
Lundi 29 septembre 2008
Aux producteurs, réalisateurs, recherchistes et animateurs,
Aux décorateurs, désigners,
Et à tous ceux qui ont affaire au monde de la décoration,En regardant des émissions telles Des idées de grandeurs, Décore ta vie et autres produites au Québec, je remarque qu’il n’y a pas de place pour les oeuvres originales de nos créateurs québécois. Lorsque vient le temps d’appporter la touche finale à tout décor, la seule solution proposée est d’acheter des objets et reproductions. C’est une solution, mais ce n’est pas la seule. Ne pensez-vous pas qu’il est souhaitable de suggérer d’aller dans des galeries d’art ou les ateliers des artistes pour se procurer des oeuvres originales? Il y en a de tous les prix. Il est aussi possible de louer des oeuvres dans la plupart des musées des Beaux-arts des grandes villes et dans les bibliothèques. Une petite recherche sur Google vous en informera.
Il est de notre devoir à tous d’informer les téléspectateurs que les arts visuels sont accessibles, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Avec les émissions de plus en plus nombreuses et appréciées sur la décoration, vous êtes bien placés pour faire connaître les créateurs québécois plutôt que de suggérer systématiquement l’achat de reproductions qui viennent bien souvent d’où on sait.
À nous tous d’inculquer une culture de l’art et de l’originalité. Même en choisissant des reproductions, il serait important de donner la préférence aux atistes de chez nous.
Et elle avait signé:
Louise Falstrault, artiste peintre professionnelle de plus en plus indignée par la façon dont on ignore le monde des artistes en arts visuels.cc. envoyée au Journal de Montréal, La Presse, Le Droit, Le Devoir, Magazin’art, Le Parcours, Les idées de ma maison
Pour moi, professionnelle de la décoration tout en étant amateur d’art en tous genres, les objets d’art visuel choisis avec soin complètent une belle décoration, y contribuent à donner un caractère personnel et original ou sont mis en valeur par cette dernière.
Un tableau original et unique d’un artiste contemporain a certainement un prix mais au-delà de l’encouragement et soutien qu’il apporte à son auteur, son acquisition traduit un état d’esprit et un message. Tout comme le professionnel (designer ou décorateur) qui conseille et se contente de proposer des reproductions car il considère cet investissement comme injustifié, manifeste ainsi son orientation.
Chacun ses choix, mais je pense que c’est à l’utilisateur final de décider et il faut lui rappeler toutes les possibilités qui s’offrent à lui, y compris le choix de pouvoir soutenir nos artistes-peintres locaux.
Et vous, quel est votre avis ? Quelle place occupe l’art dans votre intérieur, ou la place que vous aimeriez accorder à l’art si vous en aviez les moyens ?
© Photo apartmenttherapy.com
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Merci beaucoup, nous apprécions votre contribution sur ce sujet. Nous trouvons toujours que les designers ont un rôle d’information autant que les artistes-peintres.
Parler aussi des reproductions, des giclés, des aquarelles. De la différence de prix, des cotes des artistes aussi, parce que « si vous en avez les moyens », c’est une question de choix, en effet, mais encore faut-il être informés.
Bravo pour votre prise de position.
Claude et Louise
Je suis soulagée et honorée par votre prise de position (à toi Liliane et vous Mme Falstrault). Que dire de mon excitation devant de tels propos. Bon Dieu que c’est bon. Je suis moi-même artiste peintre contemporaine, fanatique de décoration et groupie de revues et de Canal vie. Il y a là toute une association qui dort. Prenons les choses en main la société est ouverte, j’en suis certaine.
Merci pour cet article. Je crois sincèrement qu’il faut mettre les artistes de l’avant ( qui sont, avouons le , trop souvent dans l’ombre). La population croit à tord que l’art n’est pas accessible et possible pour tous. Il faut ouvrir l’esprit des gens vers toutes le formes d’arts, et une collaboration avec les designers et décorateurs est un excellent moyen de le faire. Donnons un nouveau souffle à ce qui nous passionne….
Artiste peintre moi même, voilà un temps que je tente en vain de collaborer avec les multiples corps de métiers qu’englobe la décoration (architecte, décorateur, designer, architecte d’intérieur, conseiller coaching etc…..)…..en vain………..
Pourtant tous ensemble, avec chacun ses atouts, sa spécificité nous ferions tant de choses !!!!!!!
Un grand merci d’avoir soulever ce problème !!!!!!!
J’avoue également qu’en France, les artistes demeurent un peu trop égoïste à mon goût…beaucoup de concurrence qui ne devrait pas…..cela n’aide pas non plus à construire de réseau !!!!!!!!!!!
« Lajo » ..une artiste qui souhaiterait tant partager sa passion !!!!!!
Les arts ont de tous temps eu besoin de mécènes pour faire connaitre les artistes dans tous les domaines : malheureusement, on confond artiste et « commerçant » ce qui ne va pas du tout ensemble. L’un a besoin de l’autre, le commerçant ne sera jamais un artiste ! souhaitons au moins que tous les galiéristes, les décorateurs du monde connaissent un peu le monde des arts, ce dont je doute. Pour eux, il faut être reconnu avant d’être connu. Un bon artiste est souvent un artiste mort. Malheureusement.
Je suis en affaire depuis 2001 et artiste professionnelle depuis 2003 (CMAQ). Je fais dans l’auto-édition depuis 2005.
Voici un extrait de la bio figurant sur mon site Web que je vous invite à visiter :
» Aujourd’hui, bien installée dans sa Galerie d’art de « La Maison Rouge », et aidée par quelques assistantes, l’artiste en affaires crée des œuvres d’art originales et exclusives complétées par une gamme étendue de produits dérivés variés, le tout s’adressant tant au collectionneur d’art averti qu’au client corporatif sans négliger le simple amateur.
Récipiendaire de plusieurs prix et distinctions, tant dans le volet entrepreneurial qu’artistique, Edith Jolicoeur aspire à vous en mettre plein la vue! »
Source : http://edithjolicoeur.com (http://edithjolicoeur.com/bio.php)
Chère Jackie,
C’est désolant de constater à quel point vous contribuez à entretenir de vieux stéréotypes concernant les artistes.
C’est certain, une faible proportion d’artistes, comme dans la population en général, ne sont « pas vites en affaires ». Vous avez tout de même raison, le mécénat n’est plus tellement en vogue (bien que je crois qu’il existe encore, mais sous d’autres formes).
Visitez quelques symposiums pour voir à quel point plusieurs artistes sont des gens d’affaires… Parcourez aussi les salons des métiers d’art. Certains artistes sont de véritables PME!
Personnellement, je suis en affaire depuis 2001 (Première Galerie d’Art : 4 employés, 60 artistes et artisans | 2001 à 2004) et artiste professionnelle depuis 2003 (CMAQ). Je fais dans l’auto-édition depuis 2005.
Voici un extrait de la bio figurant sur mon site Web que je vous invite à visiter : (http://edithjolicoeur.com et http://edithjolicoeur.com/bio.php)
« Aujourd’hui, bien installée dans sa Galerie d’art de « La Maison Rouge », et aidée par quelques assistantes, l’artiste en affaires crée des œuvres d’art originales et exclusives complétées par une g amme étendue de produits dérivés variés, le tout s’adressant tant au collectionneur d’art averti qu’au client corporatif sans négliger le simple amateur.
Récipiendaire de plusieurs prix et distinctions, tant dans le volet entrepreneurial qu’artistique, Edith Jolicoeur aspire à vous en mettre plein la vue! »
Avec les commodités technologiques d’aujourd’hui, il n’y a plus de raison de cultiver l’image des artistes telle que vous la « dépeignez » dans vos propos.
Cordialement,
Edith Jolicoeur
-bonjour à tous ceux que comme moi cherchent à se faire connaître, oh! je ne suis pas à la recherche d’un emploi quoiq;j’amerais qu’on parle de mes oeuvres avant et non après ma mort, comme il est très souvent le cas à mon grand regrêt. En fait; ce que je fais, je l’ai découvert il y a quelque temps en faisant de la déco dans ma maison tout simplement, et depuis je me dis qu’il serait bon et enrichissant que mon humble »talent » »savoir faire » reste sur les murs de certaines demeures. Des murs gris, que j’aimerais transformer en murs de lumière; tout simplement avec une technique nouvelle qui est simple mais pas accessible à tous, car je l’ai créée: isabelle à très bientôt chers internautes.
C’est l’artisite qui est le premier maillon de la chaîne de la création.
C’est lui qui donne inspiration, nous fait rêver et nous transmet l’envie d’interpréter son message.
Il est à l’origine des tendances et des objets de demain.